Les péchés de Wade et des sénégalais...

Publié le par Sénégalais frustré

Si l'on regarde objectivement et sereinement les rélisations matérielles de Wade, nous sommes obligés de reconnaitre qu'il en a plus fait en 7 ans que le PS en 15 ou 20.

Les écoles, collèges et lycées se sont multipliés, les cases des tout petits, les palais de justice, bassins de rétention, travaux routiers à Dakar... Il y a des réalisations indéniables.

Les populations attendaient ces réalisations, mais elles n'attendaient pas que cela. Elles aspiraient à une certaine moralisation de la vie politique et surtout à une amélioration de leur vie quotidienne.

En diabolisant Diouf, une partie de la population a déifié Wade supposé être détenteur de toutes les solutions et capable de tout mettre en oeuvre. Et, de la même manière que Diouf n'est pas le diable, Wade n'est pas Dieu...

Wade a péché en n'utilisant pas la dynamique et l'euphorie nées de l'élection de 2000 pour inverser, voire créer de nouveaux comportements civiques.

Cette aspiration au changement était bien réelle même si elle restait confuse. Il était alors possible d'impulser de grands mouvements citoyens.

Wade a péché en volant la victoire de la population pour la confier uniquement à de supposés technocrates.

Wade a péché en n'impliquant pas la population dans l'action politique.

Wade a péché en continuant à faire croire aux miracles, la réalité réapparait toujours...

Wade a péché en n'essayant pas de changer les valeurs de la société sénégalaise.

Wade a péché en instaurant un régime mafieux.

Mais en définitive, le plus grand pécheur est le peuple sénégalais qui a élu Wade. Tout le comportement de cette homme annonçait la mystification. Sa prétention a être capable de miracle aurait du créer des doutes sur ses capacités réelles. Sa mégalomanie aurait du rendre suspect le personnage.

Le peuple sénégalais préfèrant croire aux miracles plutôt qu'au travail humain, est coupable de naiveté. Et, en remettant inconditionnellement son destin entre les mains d' A. Wade le peuple sénégalais s'est fait le complice de son échec.

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